mercredi 17 mars 2010

Jean Charest en perte de vitesse

Jean Charest est en baisse dans les sondages. Serait-ce son obstination à ne pas vouloir d'une commission d'enquête sur l'industrie de la construction, qui est en train de lui coûter cher politiquement ? On peut faire dire bien des choses aux sondages, surtout que Jean Charest a déjà connu un creux de vague et s'en est sorti.

Qu'on se souvienne de la vague ADQ. Mais peut-on comparer Mario Dumont à Pauline Marois ? Pauline Marois est une politicienne d'expérience. Et qu'on ne me parle pas de cette histoire avec le club politique SPQ libre à qui on a montré la sortie du PQ, c'est de la bouillie pour les chats. On fait tout un drame avec ce que l'on considère un virage à droite, ce n'est que stratégie.

Allez ! Un peu de sérieux, ce n'est pas avec 10% dans les sondages que Québec solidaire va gagner les prochaines élections. Et qui est mieux placé que le PQ pour faire l'indépendance. Et Québec solidaire ne nuit pas à la cause souverainiste. Les membres de SPQ libre n'iront pas voter aux prochaines élections pour le Parti libéral. Ce que les souverainistes manquent de vision. Respirez par le nez !

Vous devriez au contraire vous réjouir de cette perte de confiance de l'électorat face à Jean Charest. Et de voir la FTQ-construction essayer de se reconstruire une image pour cacher qu'il se fait de l'intimidation sur les chantiers de construction... Trop drôle ! Cela commence à sentir le dessous de bras. Ils sont en train de se caler eux-mêmes.

C'est clair, on nous prend encore une fois pour des cons. Cependant, je ne suis pas sûr si Jean Charest ne va remonter dans les sondages. Je le sens de plus en plus encerclé. Enfin, faudra voir comment il va s'en sortir...

lundi 15 mars 2010

Un curé à marier

De quoi parlait Richard Martineau dans sa chronique aujourd'hui ? Eh oui ! Encore de religion ! C'est devenu son créneau, alors il faut s'y faire, sauf que je l'ai trouvé intéressant. Cependant, je n'ai pas aimé son titre Le corps du Christ. Le Christ n'a rien à voir avec le sujet premièrement et deuxièment, l'Eucharistie fait référence à la dernière cène, on ne mange pas son corps au sens sexuel du terme, mais au sens symbolique. Rien à faire avec Martineau, le mot sacré n'existe pas dans son vocabulaire d'athée.

Ceci dit, le reste de sa chronique va dans le sens de bien des catholiques, c'est-à-dire que le célibat des prêtres est bien inutile. Et si en plus, on note qu'il y a plus de cas de pédophilie parce que les pasteurs ne sont pas mariés, c'est qu'il serait temps que le Vatican s'ouvre les yeux. C'est stupide de croire que Dieu l'exige, alors que Dieu est amour.

Qu'il y ait des hommes qui soient capables de se passer de sexe, tant mieux pour eux. Ils sont une minorité. La majorité en a besoin, comme de respirer, de boire et de manger. C'est normal d'aimer. Et d'avoir une vie sexuelle saine ne nous éloigne pas de l'esprit de Dieu, au contraire on s'en rapproche davantage.

Il est bien entendu que la pédophilie n'est pas uniquement liée au fait que les prêtres ne sont pas supposés avoir de vie sexuelle. Il existe des cas de pédophilies chez des hommes qui ne sont pas des curés. D'ailleurs, la pédophilie est-elle réellement une perversion ? J'opterais pour le terme maladie. On en reparlera dans vingt ou trente ans plus tard. Vous verrez si j'ai raison.

Enfin, y-aurait-il plus de fidèles si les prêtres pouvaient se marier et s'il y avaient des femmes curés ? La question reste entière. Est-ce que Richard Martineau se convertirait ? La foi n'est pas juste une question de sexe.

samedi 13 mars 2010

Who's Next Samuel ?

Samuel Pothier est un ancien étudiant en philosophie âgé de 20 ans, dont mon amie Rainette a fait la connaissance. Il est blogueur à ses heures. Son blogue Sans ambages avec un «s» ferait référence à une MTS qu'il n'aurait jamais eu. (???)

Récemment, il s'est exprimé sur un billet du blogue de mon amie Rainette qui portait sur les asperges : Ça le fait ? Ça étant justement ce qu'il fallait trouver. Samuel a eu du mal à trouver, mais c'en est sorti avec une bonne blague.

Bienvenue dans le club Sam ! Patrick Duval va être content d'apprendre que de manger des asperges peut avoir comme conséquence que votre urine sent plus fort, comme l'orignal dans la période de rut. J'en avais parlé sur ce blogue, L'appel du mâle. Samuel lui, urinerait autour de lieu de sa nouvelle conquête pour marquer son territoire comme un chat.

Je te rend donc hommage mon p'tit Samuel, avec cette photo de la pochette d'un album des Who, Who's Next ?. Subtil comme titre, parce qu'il laisse penser que j'attend vos suggestions pour une prochaine «victime» !

jeudi 11 mars 2010

De tout pour tous et pour toutes les tendances

Salut les amis ! Je n'ai pas été souvent là ces derniers temps. Comme dans la chanson de Diane Dufresne, «j'ai traversé une zone de turbulences», mais je m'en remets tranquillement.

Pas de blagues, pas de photos sexy, pas de commentaires sur les autres blogues, qu'est-ce qui a bien pu se passer ? Internet, c'est pas tout.

Mais bon, j'ai fait quelque chose de bien, je me suis affirmer. Je me sens comme le personnage principal du film American Beauty quand il sort de sa léthargie. Cette sensation est magnifique, comme le CH quand il gagne, et que j'espère qu'il va encore gagner ce soir. Un sentiment qu'on a fait ce qu'on devait faire. Je vous entends penser d'ici : «Ben là ! Vas-tu nous le dire ? » NONNNNNNNNNN !!!!

 Par contre, au niveau de notre affirmation nationale, on fait dur. On nous dit aux nouvelles que d'ici quelques années, les minorités visibles ne seront minoritaires. J'ai pas de peine à le croire, même si cela me déçoit. À l'usine où je travaille, les Québécois sont minoritaires, les immigrants à la peau foncée domine et il parle... anglais. Tout se passe dans les deux langues. Eh oui ! Triste réalité qui nous rattrappe, on n'a pas fait assez d'enfants...

Cela me fait penser à la visite de Jean Charest l'an dernier à mon lieu de travail, j'en ai d'ailleurs parlé sur ce blogue, il était un peu agacé par le fait qu'il n'y avait pas beaucoup de Québécois dans la shop. Je vous le dis, parce qu'on me l'a conté. Eh non ! Je n'étais pas là, sinon je lui aurais serré la main, comme mes camarades de travail sur cette photo, un est d'origine algérienne, l'autre d'origine iranienne, et l'autre sénégalaise.

Si la tendance se maintient, on va être noir de monde, c'est le cas de le dire. Et Richard Martineau va devoir prendre des antidépresseurs, lui qui capote déjà sur le voile islamique. Justement, parlant de Martineau, il m'a épaté récemment avec sa chronique Les gardiens de la morale. On voit qu'il connaît bien ce sujet. Il a su placer ses pions dès le début : «S"il y a une chose que la vie m'a apprise, c'est de me méfier des gardiens de la morale...»

Et il enchaîne avec une série d'exemples pour démontrer que ceux qui pourfendent les homosexuels dissimulent leur homosexualité de cette manière. D'ailleurs, il aurait pu ajouter l'exemple d'un preacher québécois qui faisait de la télévision dans les années 80, un certain Lacroix. On a découvert qu'il avait une liaison avec un jeune homme. D'un coup, son image en a pris un coup.

On soupçonnerait jamais ces gens, pourtant, comme Martineau le dit, si tu es bien dans ta peau.. mais on vit dans un monde d'images. C'est ce que tu sembles être qui est le plus important.

lundi 8 mars 2010

Bonne journée de la femme !

Elvis Gratton n'a rien contre les fendues ! C'est un de mes premiers montages photo, que j'ai fait justement l'an dernier, pour souligner avec humour la journée de la femme.

Think Pink 'stie faisait allusion à Think Big 'stie de son deuxième film. Et maintenant, on a un nouveau Elvis Gratton de la cruise, Pat Duval. J'espère qu'on va voir ça à la télévision en sitcom d'une demi-heure par semaine. Maudit que ce serait drôle.

Et pour la première fois une femme a remporté l'Oscar de la meilleure réalisation. Avatar n'a pas tout raflé. Tant mieux !

samedi 6 mars 2010

Mado Lamotte au pays des merveilles

En voyant cette photo tirée de la publicité du film Alice au pays des merveilles de Tim Burton, qui est présentement à l'affiche, je n'ai pas pu faire autrement que de penser au drag-queen Mado Lamotte.

J'imagine que c'est à cause du maquillage : le bleu électrique au-dessus des yeux, les cils hauts, la bouche en coeur, la perruque ajoutés à l'allure extravagante de son habillement. On jugerait qu'on s'est inspiré de son personnage.

Surtout que j'aurais facilement imaginé Mado Lamotte dans ce film. L'univers éclaté de cet hybride hallucinant entre Michèle Richard et Fanfreluche se prête bien à l'univers de conte qui aurait été écrit sur le LSD. J'ai déjà pris de l'acide dans mon autre vie et je n'ai jamais été capable de mettre mes souliers, alors j'imagine mal comment un auteur aurait pu écrire sous l'effet de cette drogue.

Est-ce une rumeur qui entretient l'intérêt pour cette histoire fantastique ou est-ce la vérité ? Je ne saurais dire, mais je vais aller voir ce film, et je vais en parler sur ce blogue ou un autre blogue, car je compte bientôt créer un nouveau blogue, Abeille côté miel, Abeille côté venin. Je vous reviens avec ça plus tard.

jeudi 4 mars 2010

Newton devient un homme

Newton est une jeune femme de 33 ans qui est infirmière et qui écrit un blogue avec un titre approprié La chute de la pomme. Elle a écrit récemment qu'elle aimerait être un homme, du moins pour un instant, le temps de se vider de ses frustrations de femme, j'imagine.


Moi, j'ai déjà rêvé que j'étais une femme. Et j'avoue que si j'étais une femme, je serais une méchante guidoune. Je m'habillerais sexy, et m'arrangerait pour que tous les hommes remarquent ma paire de boules, que je m'arrangerais pour qu'elles paraissent plus grosses qu'en réalité. Et cela me ferait un p'tit velours de les voir détourner leurs regards. Pas sûr que j'aimerais les sifflements, cela ne fait pas très subtil.


Enfin, on parle pour parler, parce que je suis un homme et je suis bien dans ma peau. Mais histoire de relancer les autres blogueurs, comme cela semble être devenu ma spécialité, ou comme disait RBO Daniel spécificité,  j'ai imaginé que j'hypnotisais Newton comme le grand Messmer.

Newton, regarde-moi dans les yeux, détends-toi, quand je dirais trois, tu seras un homme comme tu le souhaites. 1... 2... 3....

NEWTON - Chrisse que je me sens ben, léger, comme débarrassé d'un gros mal de tête. C'est vrai, j'ai pus d'tête.

Pat Duval arrive sur l'entrefait. Ils s'étaient donné rendez-vous dans un resto et comme de raison Duval est en retard. Il vit un deuil, alors il est confus.

NEWTON - Oh boy ! Chrisse t'es encore plus beau que sur tes vidéos. Chrisse que t'es mangeable mon ti-pit.

PAT - Je suis surpris de surprise. Je te pensais pas si...

NEWTON - Si... si... si quoi ?

PAT - Bah ! Rien, je vais m'habituer, ma mère m'a chrissé une volée l'autre jour.

NEWTON - Ouais ! Les femmes, qu'est-ce que tu veux ? Une chance qu'elles sont bonnes à fourrer.

PAT - C'est bizarre, Newton, on dirait que t'es gelé.

NEWTON - Ben non, beauté, je suis à jeûn, cela doit être ton toupet qui me fait de l'effet. Drette de même, cé-tu une poignée pour quand tu suces, (en faisant le geste) qu'on te dirige la tête...

PAT - Hein ! Je suis mêlé moi là. Tu parles comme un homme...

NEWTON - Ouais pis !

PAT - Ben oui mais, je pensais que t'étais une femme Newton.

NEWTON - Je suis la femme idéale, TA femme idéale. Je suis un homme dans le corps d'une femme. Pas ça que tu cherches bel ange de mon coeur. Chrisse que je te mangerais tout rond, toi, je te fourrerais drette icitte. Envoie, pas game, une p'tite vite dans la cabine en arrière. Hein ! Qu'est-ce que tu préfères, la toilette des hommes ou celle des femmes ?

PAT - Vite de même, j'sais pus quoi dire !

NEWTON - Dis rien mon ti-prout ! (Elle lui caresse le menton) Donne-moi un bec, chrisse que t'es beau !!!

PAT - Ehehehehe.....

NEWTON - Je me doutais ben que tu es ostie de tapette ! Pas grave, j'aime ça me faire sucer. Envoie, pompe-moi ça. Fais-toi aller la langue ben comme il faut. Pis après m'a t'enfiler par en-arrière. Il y a justement une game de hockey à soir, je vais pouvoir la regarder en même temps que je te rentre ma pine dans ton beau p'tit cul.

PAT - C'est la première fois de ma vie que je m'ennuie autant de ma mère.

NEWTON - Arrête de me parler de ta mère, tu me fais débander !!!

PAT - J'ai devant moi la plus bizarre des femmes que j'ai rencontré de toute ma vie.

Allez hop Messmer claque des doigts, et comme par magie, l'illusion prend fin.  1... 2... 3...  Newton redevient une femme. Sauf que Pat Duval est allongé sur la table du bar, avec Newton par-dessus, et les clients qui regardent autour, autant surpris qu'amusés.

NEWTON - (complètement déconcertée) Mon Dieu ! Excuse-moi Pat ! Excusez-moi tout le monde !

Newton se précipite en toute hâte vers la sortie du resto-bar, un peu désemparée.  Pat est bouche bée.

mercredi 3 mars 2010

SP4M presque nu

SP4M est le titre d'un blogue avec un concept que j'aime bien. Je m'étais promis de le relancer. Vous savez. C'est un peu devenu ma marque de commerce. J'aime parler des autres blogues. C'est toujours assez sexuel. J'aime rire avec les gens, pas rire des gens.

Ce coup-ci, c'est un gars qui fait parler différentes parties de son corps. J'ai imaginé un p'tit dialogue.



L'PÉNIS - Je suis pas à l'aise avec la transparence.

LA TÊTE - Tu vas t'habituer. Tu vas voir. C'est sexy.

L'PÉNIS - Pas envie d'être sexy, je me sens tout nu, c'est le cas de le dire.

SP4M - Je le fais pour plaire à tu sais qui...

L'PÉNIS - J'aimais mieux quand j'étais caché.

LA JAMBE - Tu comprends mieux comment on se sent dans un bas nylon...

L'PÉNIS - Je me sens comme une pute !

SP4M - Console-toi et regarde qui vient...

TETON - Ah les pénis ! Si vous saviez comment nous on a été regardés et ce depuis des siècles, alors c'est à votre tour.

L'PÉNIS - Mais oui mais c'est pas pareil

TETON - Pour un pénis, je te trouve pas mal teton.

SP4M - Cessez de vous chicaner. Vous êtes à égalité.

LA BLONDE DE SP4M - J'ai presqu'envie de te siffler.

L'PÉNIS - Attention, je vais grossir...eh rougir !

TETON - Viens que je te serre dans mes bras.

mardi 2 mars 2010

Le gros bon sens, prise 2

Mes excuses à Monsieur Steve Proulx, je l'aurais mal lu. Alors, je vais reprendre sa sainte chronique au complet, avec mes commentaires en italique, histoire de clarifier le malentendu que dis-je le litige. J'aurais aimé le faire avant, mais tout comme la souveraineté pour Lucien Bouchard, ce n'était pas ma priorité.

Samedi soir, vers minuit. Incapable de fermer l'œil. J'ai l'esprit chicoté.

(...)

La moitié de sa chronique parle du spectacle de Guy Nantel. Je n'ai pas vu son show. Peut-être que j'aimerais, si jamais je vais le voir, j'en parle sur mon blogue, promis.

Bien sûr, le "gros bon sens" n'est pas exactement ce qu'on pourrait appeler un projet de société. C'est surtout un terme qui peut vouloir dire n'importe quoi. Mais Guy Nantel n'est aussi qu'un humoriste.

Dans ces trois lignes, il vient de résumer l'esprit de mon billet de vendredi dernier que j'ai supprimé. Le gros bon sens, cela veut tout dire et cela ne veut rien dire en même temps. C'est un spectacle d'humour, son but est de faire rire et de réfléchir si possible. Peut-être que Guy Nantel y arrive...

Il a toutefois mis le doigt sur ZE BIG bobo de notre société distincte: la polarisation qui bloque tout.

C'est là où je suis à la fois d'accord et à la fois pas d'accord.

Exemple récent: Lucien Bouchard déclare ne plus croire l'indépendance du Québec réalisable. Et c'est reparti pour une semaine de ping-pong.

Il a dit que la souveraineté n'était pas une priorité pour l'instant. Normal que les souverainistes l'aient mal pris. Ils croient à la souveraineté. Pour eux, la souveraineté, c'est le gros bon sens. Idem pour les fédéralistes.

Depuis plus d'une décennie, la question nationale me fait penser à Virginie. Beaucoup de personnages, beaucoup de dialogues, beaucoup de drames, et malgré tout un sentiment général de redondance.

Beaucoup de blabla et on finit par tourner en rond, c'est vrai que le débat sur la question nationale ressemble souvent à cela.

Après quarante ans de ce débat stérile, on en est venu au Québec à ne plus avoir de véritable projet commun.

Hum... Quarante ans de débat stérile, c'est insultant pour ceux qui ont milité pour le référendum de 1980, et contribué à l'élection du Parti québécois en 1976. Stérile ? Peut-être depuis quelques années, mais pas dans les années 70-80.

Car la souveraineté n'est pas un projet commun. C'est un rêve partagé par un certain nombre de personnes et pourfendu par un certain nombre d'autres. Et depuis quatre décennies, le premier camp cherche vainement à convaincre l'autre de la légitimité de son projet (et vice-versa).

La souveraineté est un projet de société pour ceux qui y croient. Il a été très rassembleur dans le passé. Le fédéralisme n'est pas un projet de société, c'est le statu quo. Existe-t-il une troisième voie ? On croyait que c'est l'ADQ, mais ce n'est pas le cas.

Du coup, on n'a pas avancé d'un pouce. Le Québec est divisé en groupes qui boquent.

Assez Nostradamus merci, le penseur politique Alexis de Tocqueville écrivait voilà presque deux siècles qu'une société n'ayant pas de "finalité commune" se transformerait en une sorte de "despotisme doux où les citoyens se laisseraient gouverner tout en se repliant sur eux-mêmes".

Ouais ! Okay ! C'est ben beau, mais on pourrait trouver je ne sais combien d'auteurs et faire des parallèles avec notre époque, cela devient du n'importe quoi, du prêt-à-penser pour des intellectuels mous. J'en ai ma claque de ces penseurs jaunes qui regardent passer la parade.

La référence vient d'un petit bouquin paru récemment, Des jeunes et l'avenir du Québec (Éditions Les Malins), de Paul St-Pierre Plamondon. L'auteur, trentenaire, est un des membres fondateurs de l'organisme Génération d'idées, qui veut responsabiliser la génération Y vis-à-vis des enjeux qui attendent le Québec.

Au printemps dernier, il s'est payé un tour de la province pour prendre le pouls des jeunes de 20 à 35 ans. Son livre est la synthèse de cela.


Pourquoi les jeunes plus que les autres ? Une société est faite de toutes sortes de mondes et de toutes sortes d'âge, parce que les jeunes sont l'avenir. Je regrette mais on m'a posé le genre de questions quand j'avais vingt ans et je n'étais guère mieux que cette génération Y qu'on aurait pu nommer P ou T.

J'en retiens cette idée: pour débloquer le cynisme actuel envers la chose politique, pour sortir de ce "despotisme doux", il est urgent de se doter d'un nouveau projet de société.

Urgent de se doter d'un nouveau projet de société. Je viens de parler à un jeune de 25 ans. Jamais il ne m'a parlé de l'urgence d'un projet de société. Il m'a parlé de sa blonde, de ses projets, de ses amis. On a ri. On a pris une bière ensemble. On n'a pas parlé de l'urgence de se doter d'un nouveau projet de société.

Et à quoi servent les partis politiques ? C'est quoi cette neutralité ? Je m'attendrais à ce qu'un journal comme Voir prenne position, casse la baraque, alimente un mouvement, rien, juste des critiques de disques, de spectacles, et un calendrier culturel. Et il est de quel bord l'auteur ? On ne le sait pas. Il semble ne prendre parti pour personne.

Et cela commence par la dépolarisation des débats. Au lieu de mettre l'accent sur ce qui divise la société québécoise, on devrait redémarrer le Québec à partir de nos "convictions partagées".

Nos convictions partagées ? Lesquelles ? Quelles sont les tiennes ? Proulx, commence donc par mettre tes cartes sur table. Es-tu souverainiste, fédéraliste, adéquiste ou je m'en chrisse ? Et qu'est-ce que j'ai envie de partager avec Steve Proulx moi ? Un chroniqueur culturel de 32 ans qui me dit vous, monsieur et qui me critique sèchement pour un détail comme si j'avais commis un crime de lèse-majesté, comme on dit assis sur un dix cennes et il y a deux cennes qui dépassent. Pas envie de partager quoi que ce soit avec une personne semblable.

"Les gens dits de droite auraient intérêt à parler aux gens dits de gauche, écrit Paul St-Pierre Plamondon, parce qu'ils découvriraient que dans certains cas, ils disent la même chose." Même chose avec les fédéralistes et les souverainistes.

Ce qui me choque dans ce paragraphe, c'est que je lisais dans le Journal la même journée, que Pauline Marois met de la pression pour qu'il y ait une commission d'enquête sur le financement des partis politques, qui expliquerait en partie la collusion dans l'industrie de la construction. Si c'est pas se battre pour un idéal de société, soit une société plus juste, c'est quoi qu'elle fait ? Bon sang, est-ce qu'il y aurait moyen de regarder l'effort que mettent certains de nos politiciens ?

Et qu'est-ce que Louise Harel a fait lors de la dernière élection municipale, si ce n'est d'amener une répartition plus équitable des contrats qui sont accordés par la Ville de Montréal ? Si c'est pas chercher une plus grande justice, c'est quoi au juste ? Quand elle parle de transparence, n'est-ce pas ainsi que nos gouvernants devraient nous diriger ? Pour l'avoir, il faut se battre, pas juste en rêver.

C'est ce que Guy Nantel nomme le "gros bon sens". C'est ce que Lucien Bouchard appelle "le tremplin de notre nouveau départ".

Lucien Bouchard arrive avec une réflexion mûre, je trouve. Il ne lance pas n'importe quoi en l'air. Cela mérite qu'on s'y arrête. Critiquer, c'est facile. Il est plus facile de détruire que de construire. Car, pour construire, cela demande du courage. Et Nantel, c'est de l'humour, je vois pas ce qu'il vient faire là-dedans. Cela m'agace qu'on mêle politique et humour, aussi bien mélanger de la crème glacée avec du ketchup.
Et c'est ce qui reste à trouver.

Moi, c'est déjà tout trouvé.

lundi 1 mars 2010

Tremblement de terre, de tête et... de coeur

Week-end émotif, c'est le moins qu'on puisse dire. Que d'émotions autour et en-dedans de moi. Cela a commencé vendredi soir, comme une prélude, un présage, une introduction. Un tremblement de tête, un combat de coqs au niveau des idées. Secousse sismique d'une magnétitude qui fait ressortir des émotions, de vieux fantômes qui revenaient me hanter.

J'étais fâché. Quelque chose m'avais mis en colère. Des nuages assombrissaient mon ciel, brisaient ma sérénité, et coïncidence, je n'ai pas dormi de la nuit. J'ai erré comme un chien errant dans les rues. Je cherchais à tuer l'adrénaline. Non, oubliez l'alcool, c'est un chemin que j'ai trop souvent pris.

Non, j'ai affronté mon démon. J'ai regardé le Canada affronter les Slovaques. Et puis au matin, quelque chose comme 6 du mat, je me suis couché. Quelques heures plus tard, le téléphone me réveille. C'est que mon co-locataire est chilien. Tremblement de terre, un gros, au sud de Santiago, il ne peut rejoindre sa mère, ni personne, les communications sont rompues.

Et moi qui est déçu d'avoir fait confiance à quelqu'un qui me fait faux bond. Il a fallu me trouver un autre camion. Les tremblements de terre rapprochent les gens. Sa petite amie du Chili lui a envoyé un message texte sur son cellulaire. Deux semaines plus tôt, elle lui certifiait qu'elle venait le rejoindre au Canada. Ce qui fait que moi, je devais quitter.

Tremblement de coeur, ils ne se parlaient plus. C'est qu'il s'était trompé, il avait envoyé un message à sa copine ici à l'autre au Chili. Oups ! C'est ce qui arrive quand on court après deux lièvres à la fois. Bien sûr, il n'est pas fait en bois. Il ne la voyait qu'une fois par année. Alors, l'autre était une commodité. Et comble de malheur, j'ai vite trouvé où loger.

Donc, du jour au lendemain, il se retrouvait devant rien. Plus de petite amie, ni de colocataire. Tremblement de terre, de tête et de coeur, il vivait tout en même temps.

Par contre, dans mon pays à moi, l'espoir renaissait. Le Canada récoltait de nouvelles médailles d'or. Joannie Rochette nous démontrait son immense courage. Et finalement, le Canada l'emporte dans le sport qui lui fait honneur, le hockey, avec un but vainqueur marqué par celui qui est devenu le héros de toute une nation, Sydney Crosby, trois y et beaucoup de xxx.

J'ai fait la connaissance de mon coloc autour d'une bière. J'ai manqué le match du Canada contre les États-Unis, j'ai dormi. Le soir, j'ai regardé la télérivalité Québec-Montréal pour la première fois. Mon coloc est Gaspésien. Il connaît Kevin Parent, il l'a sauvé de la noyade quand il était jeune. Et coïncidence, j'ai vu le père de Kevin dans un reportage sur la pêche à l'éperlan. Eh ben !

samedi 27 février 2010

Une société plus juste, j'y crois !

Une société plus juste, ce n'est pas pour moi un sujet de dissertation, une occasion d'enculer des mouches avec des intellectuels sur des forums de discussion. Pour moi, une société plus juste, c'est ici et maintenant que cela se passe.

Exemple : Pauline Marois exige une commission d'enquête sur le financement du Parti libéral du Québec. Pourquoi ? Parce qu'un parti politique n'a pas d'affaire à recevoir de l'argent des entreprises, surtout si ces entreprises le font dans le but d'obtenir un retour d'ascenceur.

On a beau respecter la loi en la contournant, pas besoin de faire d'appel d'offres pour des contrats de moins de 25,000$, alors on coupe un contrat de 100,000$ en quatre par exemple. Reste que la population n'est pas dupe. Et quand on réalise que 60% des contrats accordés le sont à des donateurs libéraux, mettons que cela devient un peu trop évident.

Et qu'est-ce que le Directeur général des élections répond ? «Qu'il va se pencher sur la question...» Penche-toi pas trop parce que c'est mon pied dans le cul que tu vas recevoir ! Je vous jure ! Tu parles d'une réponse.

Le DGE va vérifier. Fuck ! On sait ce que cela veut dire. Les libéraux sont comme les loups, ils ne se dévorent pas entre eux. Henri-Paul Rousseau en sait quelque chose, lui qui est responsable du gâchis à la Caisse de dépôt et à qui on a quand même donné près d'un million en prime de départ. Aie ! C'est un coup de pied au cul qu'il aurait dû recevoir !

Ce sont des choses de ce genre qu'il faut s'affairer à non seulement dénoncer, mais NE PAS TOLÉRER. On ne va pas en politique pour servir uniquement les intérêts de ses amis, encore que le terme amis est vite dit. Ces entreprises agissent dans leur intérêt d'abord et avant tout. On va en politique pour servir la population, pas pour faire du business, ou s'enrichir sur le dos des contribuables.

Et quelle est la question sondage du Journal de Montréal : Voulez-vous d'une commission d'enquête publique dans l'industrie de la construction ? 82% ont répondu OUI. Et Michel Beaudry de répondre à la blague : On devrait en faire juste une sur le financement des partis politiques, on sauverait du temps.

Est-ce là la société dans laquelle je veux vivre ? Non ! (J'ai de la suite dans les idées). Je veux vivre dans une société où les gens sont plus honnêtes, et les politiciens qui défendent mes valeurs méritent mon appui. Bien sûr, on peut être cynique par rapport à nos politiciens, mais je me permets de croire qu'il en existe encore qui visent cet idéal : une société plus juste, plus équitable, plus responsable.

vendredi 26 février 2010

Envahis par les téléséries

J'ai lu la chronique de Sébastien Diaz qui écrit dans le journal Voir et ma foi, c'est vrai qu'il faut pas voir ce journal comme un bloc monolithique. J'ai lu et j'ai aimé et c'est pas la première fois que j'aime ce qu'il écrit.

Il parle de l'évolution des téléséries qu'on voyait à une autre époque comme un sous-genre, mais qui a gagné en qualité pour finir par nous envahir. C'est fou comme ils prennent de la place dans les magasins avec tous ses coffrets de la première saison, deuxième saison, alouette. Sylvain Ménard faisait remarquer dans sa chronique du Journal Metro qu'ils ont envahi les magasins de disques, au point que le cd traditionnel est déclassé au détriment du dvd.

Personnellement, je ne m'intéresse pas aux téléséries, parce que c'est une vraie drogue. Du moment que j'en regardais autrefois, dans mon autre vie, je ne me pouvais plus m'arrêter. J'avais hâte au prochain épisode. Alors son commentaire qu'Éric Lapointe est passé d'une dépendance à une autre est mauditement pertient.

Certains vont me dire que c'est un divertissement comme un autre. Bien sûr, il y a la folie des jeux vidéo qui n'est guère mieux. Justement, on peut bien avoir de la misère à se bâtir un projet de société, on est constamment devant des écrans.

Hommage à Claude Mailhot





















Cet homme est un vrai homme, n'est-ce pas monsieur Mailhot? C'est clair, il a passé le test avec succès. Donc, pas de doutes possibles pour vous et votre copain, dont le nom m'échappe. Excusez-moi ! Anyway ! Je tiens pas à m'en rappeler, des homophobes j'en ai connu dans ma vie. Je tiens pas à les fréquenter.

À l'école, les homos mangeaient des volées. Des gros bras leur vargaient dessus, et personne ne disait rien, parce que des mangeux de marde comme vous monsieur Mailhot, cultivait la haine des homosexuels avec des commentaires dans le genre de celui que vous avez fait en ondes récemment. Bien sûr, vous aviez l'appui de vos semblables, des vrais hommes, qui fourrent des plottes, des vraies plottes, pas des ostie de travelos. Non, vous êtes un vrai mâle, et une plotte, ça reste à la maison, cela fait à manger pis ça torche les p'tits.

Un gars, ça joue avec des camions. Ça ne s'intéresse pas à la danse, aux lettres, et encore moins au patinage artistique. À moins que ce soit une tapette, un pousseux de crottes, un fifi, un pédé, un poignet cassé, un suceux de batte. Et c'est impossible que ces feluettes soient intelligents. Ils doivent souffrir d'une maladie mentale pour désirer se tremper le pinceau dans une paire de fesses.

Je connais les individus dans votre genre monsieur Mailhot. J'en ai connu. Mon père pensait exactement comme vous. Sauf qu'il n'avait pas un micro pour l'exprimer. Il le disait à ses chums dans un taverne autour d'une ou plusieurs bières. Un homme, c'est fort, ça pleure pas, un homme c'est le boss. Et la femme doit obéir, sinon elle mange une volée.

Faut de l'ordre dans notre monde, et les femmes et les enfants, ça prend un homme pour les dompter, pour qu'ils comprennent qui représente l'autorité. Quand on laisse un garçon jouer avec des poupées, c'est sûr et certain qu'on va en faire une p'tite nature plus tard. La virilité, c'est pas juste dans la queue qu'elle se manifeste, il faut qu'il soit raide tout le temps. Et si quelqu'un l'écoeure, il a juste à lui taper dessus. C'est de même que ça marche. N'est-ce pas monsieur Mailhot ?

Et en passant monsieur Mailhot, des primes de départ, je suis contre ça, surtout au gouvernement. On peut ben être en déficit, quand on paie avec nos taxes, qui augmentent constamment, toutes sortes de monde qui mériteraient juste un coup de pied au cul pour nous avoir mis dans la m... Je pense entre autres à ce cher Rousseau de la Caisse de dépôt, dont le rendement ne s'améliore toujours pas.

jeudi 25 février 2010

Léger passage nuageux

Pat Duval a été sollicité une autre fois pour une entrevue. C'est qu'il a ajouté dernièrement une capsule vidéo qui a reçue de bons commentaires. Cette fois, c'est pour le magazine Urbania, version web. J'avais déjà lu un article dans ce web magazine sur un autre blogue, Mon onc' Ti-Guy, je crois. Et Luc Pierre dit le salaud a révélé lui aussi cette semaine son visage, mais dans des poses imparfaites, en masquant ses yeux. On appelle cela jouer les agaces. Vous savez, à l'école, on appelait les filles ainsi quand elles jouaient les allumeuses, mais qu'elles se rétractaient, pour ensuite revenir à la charge. Tu ne savais plus sur quel pied danser avec ces filles-là.

Je me sens un peu drôle dans tout ça. C'est de voir la popularité de certains blogues croître autour de moi, et le mien ne décolle toujours pas. Pourtant, il y a de tout sur mon blogue. J'ai parlé de toutes sortes de choses. J'ai près de 700 billets. J'essaie de bien écrire, sans trop faire de fautes. Et quand j'en vois, je les corrige.

J'essaie de faire une présentation soignée, avec des images appropriées, qui ne sont pas toujours de moi, mais comme je les modifie, elles ont un peu de mon identité. J'essaie de maintenir la moyenne d'un billet par jour. J'essaie de maintenir un lien avec d'autres blogueurs. Je me suis même inscrit à Tout le monde en blogue un moment donné. Je n'ai pas récolté plus qu'une quinzième position.

Je mets de l'humour sur mon blogue. Je parle de moi. Je parle de sujets d'actualité. J'ai monté des extraits de films, des diaporamas avec des mixages que j'ai moi-même réalisé. J'ai essayé d'être le plus original possible. Je ne comprends pas.

Et je ne peux pas croire que c'est le fait que je sois croyant et que je l'affiche ouvertement qui me nuise. C'est ridicule. Je ne suis pas un extrémiste religieux, à ce que je sache. Je n'ai pas cherché à endoctriner personne. D'ailleurs, vouloir d'une société plus laïque en éliminant les symboles religieux extérieurs, est une porte grande ouverte à l'hypocrisie.

Je sais que plusieurs s'affichent athée. On dirait presqu'une mode, mais comme je l'ai déjà dit, on jette le bébé avec l'eau du bain. Il ne faut pas voir des talibans dans tous ceux qui pratiquent une religion. C'est stupide. Il faut faire des nuances.

Et Richard Martineau se ment à lui-même quand il prétend que les gens devraient pratiquer leur religion chez eux. Parce qu'il ne supporterait pas plus de voir afficher un crucifix chez des amis qui l'inviteraient à souper. Il n'est pas seulement athée, il déteste Dieu.

Ceci dit, j'espère avoir crevé un abscès. S'il y en a qui me boudent pour cette raison ou pour d'autres raisons, on repassera pour l'ouverture d'esprit. Il y en a qui aiment qui aiment répandre des bruits sur les autres sans fondement. On appelle cela faire du commérage. Ces gens-là vous font une réputation. J'ai appris à m'en éloigner.

Enfin, il y a des gens qui m'aiment et m'acceptent, des gens qui ont compris, et c'est sur ces gens-là que je dois compter. Merci d'être là ! Et merci à tous ceux qui ont voté jusqu'à maintenant. La participation à mon sondage est bonne.